Le Cocoonababy | Testé, approuvé, recommandé !

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Quand une femme tombe enceinte pour la première fois elle est noyée dans le flot du jargon de la maternité. On nous parle semaines d’aménorrhées, sérum phy., liniment oléo-calcaire, cupules d’allaitement, chancelières, mesures-rase… En somme, tout un univers qu’il faut apprivoiser et faire sien.. Pour qu’à notre tour une fois maman on puisse étaler notre science et stresser nos copines futures mamans (niak, niak!!).. Quoi tu n’as pas pensé à l‘humidificateur-d’air-digital-pour-assainir-la-chambre-de-bébé-grâce-à-un-débit-de-vapeurs-froides-à-ultra-sons ?…la looooose !! Bref, vous avez saisi.

Donc, moi, quand j’étais enceinte tout le monde me parlait du cocoonababy… Cocoonaquoi?? Du haut de tout ma naïveté de jeune femme pas-encore-maman je n’y comprenais rien et j’ai très vite eu tendance à mettre en doute la participé et l’utilité de ce matelas relativement cher.

Et puis finalement à force de bourrage de crâne d’en entendre parler, d’heures passées à faire des recherches sur internet, à voir ce matelas physiologique dans toutes les vitrines et surtout parce qu’une copine d’une copine pouvait m’en vendre un pas trop cher, je me suis laissée tenter. Elle me le vendait 60€ pratiquement neuf (nous y reviendrons) et avec deux housses. Autant vous dire que j’ai pas plus hésité. Il ne lui restait plus qu’à remettre la main dessus et me le faire parvenir.

Et puis voilà que quelques semaines plus tard, je perds les eaux, et que quelques heures plus tard j’ai mon bébé tout chaud niché contre mon cœur. Quand on m’a monté en chambre, qu’elle ne fût pas ma surprise de voir son couffin équipé du fameux cocoonababy.

Tiens, je l’avais oublié celui-là.

J’appelle en panique (ô hormones) à peut prêt TOUT mon répertoire pour qu’on me trouve ce fichu cocoona pour mon retour à la maison. Recherches soldées par un achat en urgence d’un cocoona neuf à Prémaman. Tout est bien qui finit bien !

À la maison j’ai compris toute l’utilité ce petit nid douillet. Toit d’abord parce que finalement le retour à la maison se vit déjà comme un bouleversement pour ce petit nourrissons d´à peine 72h, et que dans son cocoona il retrouvait au moins un repère qui faisait le pont entre la maternité et son nouveau chez-lui. Et puis je me suis rendue compte que ce matelas s’apparente vraiment à un nid d’éveil et de confort qui rassure le nouveau-né et l’aide à s’adapter en douceur à la vie après la naissance. Allongé en position semi fœtale dans le nid Cocoonababy®, l’enfant qui a perdu les repères connus dans le ventre de sa maman se sent contenu et en sécurité.

Comme nous l’explique si bien Red Castel : “La position semi fœtale améliore la qualité et la durée du sommeil, réduit les réveils en sursaut qui font pleurer bébé (réflexe de Moro), limite les risques de “tête plate », réduit les reflux gastriques, libère et dirige la motricité de l’enfant en lui permettant de porter ses mains à son visage et à sa bouche. Elle améliore aussi la relation entre l’enfant et son entourage car il n’a pas son regard tourné vers le plafond ou vers son côté préférentiel.” Et bien pour l’avoir testé, je dois admettre que c’est vrai. Pourtant j’étais vraiment pas du genre conquise à la base !

J’ai aussi apprécié son côté pratique. Pouvoir déplacer le matelas du salon à sa chambre et inversement en tout facilité, et tout ça, pour le plus grand bonheur d’un bébé gazouillant. J’aurais même été super contente finalement de récupérer celui de la “copine” pour le prendre pendant mes déplacements (sorties chez des amis, dodo chez la famille…).

Bref, je ne regrette pas du tout cet investissement (quoi que, merci maman en fait!) même si c’est vrai que le prix reste élevé (159€) et que la durée d’utilisation est limitée dans le temps (jusqu’au 5/6 mois de l’enfant).

D’ailleurs en parlant de bébé et de sommeil, ici il y a des histoires plutôt sympas aussi .

Et si tu veux gagner des trucs trop “choubidoumimi” (non, cherches pas dans le dico, c’est de la pure invention!) c’est par ici… Bonne chance !!!

Ce qu’on ne nous dit pas… À propos des montées de lait !

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[Âmes sensibles s’abstenir]

Les montées de lait …
C’est un peu comme essayer de transformer une balle de tennis en ballon de rugby,
Ou comme essayer de rentrer un bon 40 dans une paire d’escarpins en 36,
Ou encore comme souffler dans un ballon de baudruche jusqu’à atteindre le point critique d’explosion.

On se retrouve avec deux pastèques qui viennent remplacer notre petit 85B … On se retrouve avec le circuit autoroutier français dessiné en filigrane sur notre poitrine.. Et, n’ayons pas peur des mots, on a mal !!

Franchement j’aurais au moins apprécié être prévenue de cette douleur qui pour moi a été bien plus forte que celle des contractions..

Les 24/48h qui suivent l’accouchement.. Tout va bien, tranquillement. On sécrète par petites doses notre colostrum, ce liquide jaunâtre (oui, on a connu plus classe) riche en protéines et anti-corps nécessaire à l’immunisation du nouveau-né. On ne se doute pas une seconde de ce qui nous attend après. Donc quand ça arrive, passé l’effet de surprise, on douille sévèrement !!

Je me rappelle encore ne même plus supporter mon t-shirt, les restes de l’épisio à côté c’était juste de la rigolade ! Quant à Papa Ours qui louchait sur sa nouvelle femme à l’allure siliconnée, je peux vous assurez qu’il n’a eu que le privilège de regarder, et de loin !!

Et puis après avoir appelé les sages-femmes à la rescousse, elle m’ont encore été d’une grande aide en disant qu’elles ne pouvaient rien faire.. Que ça allait durer quelques 48h.. Le temps que le corps produise le lait en fonction des besoins de bébé. Autant vous dire que pour le coup, je n’avais pas envie de m’extasier sur la beauté de la Nature et de sa faculté à s’y bien faire les choses.

J’ai envoyé Papa Ours m’acheter en urgence un tire-lait.. Et au moment où j’allais me soulager, je me suis vue arrêtée dans mon élan par un médecin scandalisé qui m’a fortement déconseillé de le faire, parce que pendant cette phase cruciale des 48h, au plus on tire de lait, au plus le sein va en produire.. J’avais du mal à imaginer comment cela aurait pu être possible vu l’état de ma poitrine, m’enfin bon, j’ai préféré ne pas prendre le risque !

Je ne trouvais pas de position capable de me soulager, je n’arrivais pas à dormir, je redoutais la tétée de bébé tant c’était douloureux… Je n’arrivais même pas à apprécier cette poitrine qui m’amenait à la quintessence de ma féminité. Alors ajoutez y le fait que bébé avait des difficultés à se nourrir et que, j’avais au bas mot, 5 sages-femmes accrochées à mes seins… J’avais juste envie de me barrer en courant en abandonnant mes deux jerricanes de lait au coin d’une rue.

Heureusement après 48h, certes douloureuses, le plus dur est passé, le rythme de production de lait s’étant parfaitement calqué aux besoins de bébé… (On croirait vraiment entre parler le PDG de Candia à propos de l’économie florissante de son industrie).

Pour le reste, on mouillera juste nos jolis petits hauts à chaque pleur de bébé… Outre le ridicule de la situation si on est en rendez-vous avec son banquier, c’est un moindre mal!

La magie de l’accouchement (du mien, tout au moins…)

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Je garde de mon accouchement un souvenir magique. Non je ne parle pas du moment où enfin j’ai pu tenir au creux de mon cou mon bébé (non pas que ce moment là n’aie pas été merveilleux, mais j’y reviendrai), je ne parle pas non plus du soulagement de voir ENFIN arriver ce nourrisson tant attendu (9 mois, c’est long)….. Non non, je parle vraiment de l’accouchement en lui-même :
Du fameux POUSSEEEEZ jusqu’au premier cri de bébé (en, fait, c’est surtout son premier pleur qui était magique, ce son cristallin, qui a ce pouvoir de faire oublier tout le reste).

28 septembre 2011, je regardais tranquillement un énième épisode de Desperate Housewives quand j’ai perdu les eaux….. Après avoir hurlé le nom de mon homme quelques fois (mais à travers le double vitrage, évidemment il ne m’entendait pas)… Il finit par arriver. J’étais partagée entre panique et excitation, lui est resté étrangement calme.

J’ai pris une douche, vérifier 15 fois que j’avais bien toutes mes affaires avec moi, appeler 50 fois ma maman (qui vit au Rwanda, qui devait arriver plus tôt, mais la veille l’obstétricien m’a assuré que j’irai à terme -06/10- merci docteur!)…. Et j’avais soif !!!!

Arrivés à la maternité, on monte, on m’examine, futur-papa va m’acheter ma bouteille d’eau…quand il revient, j’ai à peine eu le temps de tendre ma main que la sage-femme m’interdisait déjà de boire… Ok j’exagère …elle m’a autorisé une gorgée… Bourreau !! Et ensuite elle nous annonce sourire aux lèvres “on vous monte en chambre, vous ne mangez plus, ne buvez plus, et vous attendez que le travail se passe, ça peut prendre jusque 24h avant un déclenchement de notre part”, me voilà rassurée tiens !!

J’ai besoin d’être soutenue, mais mon homme ne peux déjà presque plus me regarder sans tourner de l’oeil (phobique des piqures, avec mon cathéter dans le bras, ça n’a pas aidé)…

On attend, et les douleurs commencent à apparaitre, puis s’intensifier (je m’en rappelle parce que je me vois encore dire “aie, ça fait mal” face à futur-papa impuissant) …

1h du matin, le travail commence,
5h du matin, je suis dilatée à 1 doigt (ne soyez pas choqués, ce sont les termes médicaux hein :)),
6h du matin, on me descend au bloc,
7h du matin, on me pose la péridurale (tiens, futur-papa a encore déserté)…
10h du matin, je suis dilatée à 2 doigts.. Je n’en peux plus, je suis fatiguée….
11h, on m’injecte un produit pour accélérer le travail,
11h30, une lueur d’espoir je suis dilatée à 7,
11h45, je pleure (anesthésie tellement forte que je ne sens plus mes jambes, je me sentais prisonnière de mon propre corps et j’ai détesté cette sensation),
11h55 futur-papa vole à mon secours et appelle une sage-femme,
11h56, 2e lueur d’espoir: je suis dilatée à 9 …
11h57, je me calme ,
Midi, je panique quand on m’annonce qu’on voit les cheveux. Alors là il se passe quand même quelque chose d’étrange.. On a eu 9 mois pour se préparer au fait qu’on allait être maman et pourtant c’est à ce moment là qu’on prend vraiment conscience de ce qu’il se passe – oh mon dieu, je vais être maman?? Ouiii je vais être maman !! –
Midi 5, ma salle est envahie de blouses blanches, et ça ne m’inquiète pas,
Midi 7, on me dit de mettre les jambes sur les étriers (j’aurais bien voulu, mais comment dire….je ne pouvais pas!!!!), bref ON me mets sur les jambes sur les étriers..
Midi 8 : “Vous avez suivi les cours de préparation à l’accouchement”, je réponds que oui, “vous savez donc ce qu’il faut faire”, je réponds que non, bref on me ré explique…
Midi 9 : je pousse, je souffle, je pousse, je souffle, je deviens bleue (un peu comme Hulk selon mon homme)
Midi 11 : elle est engagée, je ne vois plus rien, je n’entends plus rien,
Midi 13, l’obstétricien monte sur mon ventre et y mets tout son poids,
Midi 15, j’entends futur-papa pleurer à côté de moi en me serrant fort la main, il se rend compte qu’il va être papa…

Je continue de pousser, de souffler, et de pousser encore et encore…

Midi 28, j’entends désormais-papa me dire la voix coupée : “elle es trop belle, elle est trop belle, elle est trop belle”… Je reprends mes esprits, on me montre bébé, je pleure, on pleure de bonheur !!!

Je n’avais jamais vu une seule larme perler dans les yeux de mon homme depuis 7 ans qu’on partage notre vie… Et s’est envahis d’émotion et d’amour qu’on a pleuré ensemble en ce 29 septembre 2011 pour annoncer bienvenue à notre bébé…

C’était magique, on était hors du temps, c’était notre moment à nous et rien qu’à nous, et on s’en souviendra toute notre vie…. Aujourd’hui, je ne garde que ça : les larmes de mon homme, le 1er cri de ma fille, et mon amour déjà infini pour ce petit être de 2kg8….

Et vous les filles votre accouchement?? Et pour les papas… Vos impressions??

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