6 mois plus tard…

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J’en avais envie… Depuis quelques semaines déjà.
Je commençais à taper… Et encore, et encore… Et sans savoir pourquoi un coup de CtrlA plus tard, il n’en restait rien.
Et puis ça me reprenais parfois, souvent… Et puis j’osais plus.

Je me sentais tellement nulle de ne pas avoir continué, j’avais peur d’avoir été oubliée… (Blogooooooo ton univers impitoyAaAaAaAbleuuuuuuuu).. Bref, t’as saisi l’idée générale quoi…

Alors aujourd’hui je me lance, oubliée ou pas, je suis trop une guedin (t’as vu?) !

So, what´s up les gars ?

Allez, j’vous fais le topo vite fait …
5 mois passés au Rwanda (safaris/piqures de moustiques/cure de vitamines/première entrée en crèche/voir son homme deux semaines/premiers mots/saisons des pluies/reprise intensive du sport/famille, rires, joie, toussa, toussa),

Des magnifiques vacances en Afrique du Sud (plages de rêve/séjour dans une maison en sac de sables/overdose de BBQ/48h sur un bateau/feu de camp|guitare/balades dans le désert/découvertes herpétologiques),

Un retour en France (retrouvailles/expérimentations capillaires/changement de voiture (mini powaaaaaa)/féerie de Noël/razzia chez Macdo/premiers dessins/première coupe de cheveux pour Loulou/nouvel an au ski/retrouver son homme pendant 1 mois/recevoir une bague de fiancailles (hiiiiiiiiiiii)),

un road trip en Belgique (8h de TGV/visite chez les arrières grands parents/1000 km de trajet sillonés au compteur/manger un merveilleux/galérer dans les gares sans escalators(ni ascenseurs/ ni rampe)/profiter de la vie),

(re)retour sur Marseille (Mr accepte un CDI sur Abidjan/se marier civilement/ dire aurevoir à son homme mari en espérant vite, vite le rejoindre)..

Y’a de quoi écrire du billet là non??
Promis, j’y pense… mais pas ce soir, j’ai Pekin Express !

Vis ma vie de maman expatriée – Mes indispensables pour bébé

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Voici ma check-list (non exhaustive) des petites choses que je conseillerais de prendre pour un départ en Afrique (moyenne ou longue-durée) avec bébé.

Mes indispensables :
– CasquetteS
– Chapeau
– Maillots de bain
– Un petit set de jeu de plage (seau, tamis, râteau, pelle)
– Crème solaire (mustela bébé/enfant)
– Crème après soleil (mustela bébé/enfant)
– Anti-moustiques bébé (moustidose dès 6 mois)
– Patchs diffuseurs (Mousti Fluid)
– Moustiquaire
– Sandales ouvertes (avec lanière pour protéger les orteils)
– Siège auto (prix fou en Afrique, qualité chinoise)
– Plusieurs tétines (en cas de perte)
– Attache tétine (qui s’accroche bien aux vêtements !)
– Couches (un petit stock)
– Lingettes humides (idem)
– Quelques petits pots industriels (voyages, déplacements…)
– Biberons
– Goupillon
– Poussette tout-terrain (mes plus : dossier qui permet de s’allonger, panier de rangement)
– DES PILES (pas toujours facile à trouver…et quand on est à court, bonjour la cata!!)

Trousse pharmacie :
– Doliprane sirop (pays chaud, privilégiez les sirops)
– Advil sirop (en cas de fièvre)
– Adiaril (en cas de diarrhée)
– Tiorfan (en cas de diarrhée)
– Urtigel (en cas de démangeaisons suite à des piqures)
– Thermomètre (classique)
– Crème pour le change (type bepanthen ou mitosyl + liniment)
– Rinotrophil (petit rhume)
– Mouche bébé (manuel)
– Talc (pays humides)
– Suppo glycérine + Duphalac ou Importal (constipation)
– Kit pansements / désinfectant
Médicament Coartem (mon INDISPENSABLE en cas de suspicion de malaria !! Il faut savoir que suivant les coins en Afrique, la Malaria (le Paludisme) est de plus en plus résistante. Parfois, elle ne se détecte qu’après 3 (voire 4, 5…) gouttes épaisses. En sachant qu’elle peut être fulgurante et mortelle passé un délai de 48h, je ne prendrai plus aucun risque pour ma fille. Si une grosse fièvre ne passe pas, je lui donnerai les cachets. J’ai pris cette décision à la suite du décès de la fille (2 ans) d’une amie dont la malaria n’a pas été détectée à la goutte et aux analyses).

Pour le quotidien :
– Vêtements légers
– Babygros coton
– Chaussettes + t-shirts manches longues + pantalons pour le soir (couverture maximale / moustiques)
– Serviettes et capes de bain
– Produits de toilette (sérum phy, gel dermo-nettoyant)

Ce qui ne m’a jamais servi :
– Combinaison plage (jamais réussi à lui enfiler / pas pratique)
– Sandales plage (impossible de les lui maintenir aux pieds)
Vous me direz, c’est pas ça qui a pris de la place dans ma valise….

Pour aider bébé à gérer le changement d’environnement :
– Prendre quelque uns de ses jouets préférés, pour le bain aussi,
– Recréer un espace personnel rassurant, notamment son lit (ses doudous, son mobile, ses peluches, son tour de lit habituel, sa veilleuse…),
– Le rassurer, lui expliquer, ne pas chambouler ses habitudes.

À savoir :
– Bébé a besoin de son propre passeport pour voyager,
– Prenez toujours votre livret de famille avec vous et un acte de naissance, on ne sait jamais!
– Bébé n’a pas besoin de son carnet jaune avant ses 1 an. Après il faut penser à le faire vacciner contre la fièvre jaune et emporter le carnet avec soi.

Et sinon, des histoires de maman expatriée y’en a aussi par ici :
Préparer un départ avec bébé
Boucler les valises avec bébé
Voyager en avion avec bébé
Anecdotes bébé en Afrique

De ces nouvelles qui glacent le sang…

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Depuis bientôt un an, nous sommes exilés au Nigeria pour le projet professionnel du Grizzly (poke Framboise) … Je n’ai jamais eu peur de quitter mon confort, je n’ai jamais eu peur de voyager, je n’ai jamais eu peur de découvrir un nouveau pays. Notre vie n’est pas des plus faciles ici, c’est vrai. On vit enfermé, on ne peut pas sortir sans gardes du corps armés, on est privé temporairement de notre liberté. Mais tout ça, on fait avec. Le plus important étant, pour nous, de rester tous les 3. Et pour moi il n’y a pas de plus grand bonheur que de voir le sourire de ma fille quand Papa Ours franchit la porte de la maison après sa journée de travail. Je cultive bien précieusement tous ces moments qu’on partage en famille, c’est mon bonheur à moi. Finalement, je me suis toujours sentie en confiance ici, sans jamais ressentir de danger, malgré tout ce qu’on entend sur le pays.

Mais aujourd’hui j’ai été bouleversée.. Aujourd’hui j’ai eu peur quand j’ai entendu aux nouvelles ce tragique enlèvement d’une famille et de ses quatre enfants au Nigeria. Je n’ai pas pu m’empêcher de me projeter. Oui nous sommes en “sécurité”, oui nous sommes bien “entourés”.. Mais qui peut parier sur l’avenir en toute confiance? Aujourd’hui je n’ai plus peur pour moi, mais je tremble pour ma fille. Les larmes me sont montées aux yeux quand j’ai entendu cette tragédie aux infos, j’ai été prise de crampes abdominales quand j’ai entendu que les enfants avaient été séparés de leurs parents. Je ne peux même pas imaginer leur désarroi, l’incompréhension et la terreur des plus petits.. Comment peut-on en arriver là?

Ma fille c’est toute ma vie… Alors j’ai peur! Je me surprends à l’observer du haut de toute son innocence avec inquiétude, je me surprends à la serrer très fort contre mon coeur alors qu’elle est sagement en train d’empiler ses légos, je me surprends à sursauter au moindre bruit sourd, je me surprends à avoir le souffle coupé en m’imaginant que ça puisse nous arriver…

Ça me perturbe, ça m’inquiète, ça me terrasse…

Alors je regarde autour de moi, tout est calme. Dans le golf, les derniers brins d’herbes verts résistent tant bien que mal aux rayons de soleil, le sourire est toujours présent sur les visages, les gardes se baladent nonchalamment avec leur Kalashnikov à bout de bras, les enfants courent et s’amusent, l’ambiance est sereine.. Oui, sereine.

J’essaye de me détendre entre compassion et impuissance, mais je ne peux m’empêcher de penser à cette famille perdue, isolée et dont le destin leur échappe…

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Une vie de souvenirs | une guerre | un retour aux sources – Rwanda #3

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[ Voilà une petite tranche de vie, non pas pour attirer la compassion mais simplement parce que vous avez été nombreux à me demander pourquoi je parlais du Rwanda – pourquoi j’y semblais tant attachée – quelle était mon histoire ?]

Je suis blonde, j’ai le teint clair, j’adore faire du shopping, je suis de nationalité belge, j’ai vécu quelques 18 années en France, j’apprécie mon confort… Mais je crois que si je creuse au plus profond de moi-même, je ne me suis jamais sentie autrement qu’Africaine. J’ai longtemps mis cette perception entre parenthèses, parce qu’il le fallait, parce que la vie a suivi son cours sans m’attendre. Mais j’ai récemment redécouvert cette attache ancrée au plus profond de moi même. Cette attache à la chaleur de la vie africaine, à son peuple convivial, à ses paysages à couper le souffle, à son rythme de vie.

Mon attache à ce pays tient surement à mon histoire, à mes origines. C’est notre patrie familiale depuis des générations… Quand mes grands-parents, mes parents, ma famille me racontent des anecdotes de leur enfance elles sont toutes empruntes d’aventures, gorgées de soleil, et de saveurs exotiques. Je pourrais passer des heures à les écouter, ils me transportent avec eux dans les plaines aux lions, dans les volcans en irruption, dans les bananeraies, à profiter de la vie simplement et de toute ses beautés loin de toute superficialité.

J’y ai vécu 7 ans.. 7 années que j’ai longtemps enfouies loin en moi, loin de moi?

Il me reste quelques flashs.. Qui tendent doucement à se transformer en souvenirs.. Partagés entre douleur et bonheur.. Quelque part entre les deux.. Intenses et doux à la fois..

Douloureux parce qu’on a quitté ce pays dans de terribles conditions… Ça a commencé le 6 avril 1994… J’ai voulu oublier.. J’ai oublié… Aujourd’hui je commence à baisser ma garde, aujourd’hui je peux me laisser aller..Aujourd’hui je suis prête à me souvenir sans me laisser envahir..

Je me souviens de mes parents sur la terrasse qui rentrent tremblants à l’intérieur parce qu’une grenade vient de les effleurer.. Je me souviens de ces nuits rythmées au son des balles, je me souviens du sang qui coulait, je me souviens de mes parents qui jouaient au billard en se disant que ce ne serait qu’une passade, je me souviens des corps mutilés dans les caniveaux, je me souviens de cette ambiance lourde et sombre, je me souviens d’avoir su lire la peur sur les visages, je me souviens de ce camion de marchandises qui est venu nous chercher, je me souviens qu’on a pris juste un sac en se disant qu’on allait revenir, je me souviens qu’on a du se cacher, je me souviens des soldats qui nous entouraient, je me souviens de cet avion de l’armée dans lequel on a été rapatriés..

Images si floues et pourtant si claires parfois… Je ne comprenais pas tout ce qu’il se passait autour de moi, mais j’ai vu… On y était.. En plein dedans.. On a été témoins de ce terrible génocide..

Je me souviens de ces cauchemars qui m’ont hanté pendant un an,
Je me souviens de cette peur viscérale quand j’entendais un feu d’artifice,
Je me souviens de mes parents devant reconstruire leur vie après tout avoir perdu,
Je me souviens de notre tristesse quand on apprenait la disparition tragique d’un ami,
Je me souviens de mes parents qui me disaient que plus jamais ils ne retourneraient là bas…

Et pourtant …

Ce sol rouge fait partie de nous… Notre histoire reste inexorablement liée au sol africain, quand on y pose les pieds on s’y sent simplement chez nous. Ce pays aux milles collines, ce pays où tant de choses restent à découvrir, ce pays où le peuple a peu à offrir mais est prêt à tout donner, ce pays où le sourire ne quitte aucun visage…

J’y suis retournée pour la première fois il y a deux ans.. Rejoindre mes parents qui sont repartis s’y installer.. Un peu perdue, entre appréhension et envie.. Comment un pays peut-il se relever d’une telle épreuve?

Et quel bonheur !! Quel bonheur de se rapprocher des bonheurs simples et sains de la vie. Quel bonheur de redécouvrir cette vie dont j’avais tant entendu parler. Quel bonheur de discuter avec avec un inconnu en toute simplicité. Quel bonheur de se sentir en sécurité partout et tout le temps. Quel bonheur de trouver une nature encore si belle et préservée.

Même si après toutes ces années il m’est encore impossible de regarde un film comme Shooting Dogs, même si aujourd’hui ma sensibilité est toujours exacerbée quand on me parle génocide, même si aujourd’hui je comprends… Quel bonheur de t’avoir retrouvé, toi, Rwanda ! Je n’en avais aucune idée mais tu m’avais manqué…

Pour le plaisir, parce que j’adore … un morceau de Wyclef Jean à propos de tout ça …

Une nuit en Tented Lodge à l’Akagera – Rwanda #2

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Si vous avez raté notre nuit au nord de l’Akagera et la visite d’une hyène sur notre campement c’est par ici !

Après une nuit de camping pleine de rebondissements, nous voilà parti pour rejoindre le sud du parc, mon frère nous ayant offert une nuit dans le Tented Lodge à Ruzizi, tout juste inauguré.

On a traversé le parc sans s’arrêter fatigués par la journée de la veille… Et l’attaque des mouches Tsé-tsé n’a fait que nous y encourager ! Après 2h30 de pistes, de bosses, de dérages dans la boue, on arrive enfin au Sud. On traverse des forêts aux lianes insolentes, on passe devant des lacs aux Papyrus envahissants, on trouve des phacochères indifférents rasant l’herbe, quelques timides waterbuks nous dévisageant.. Et puis bien sur les impalas, les grivets, les babouins…

Quand enfin on arrive dans ce petit paradis terrestre !!

Après avoir ramassé ma mâchoire tombée quelques mètres en arrière, on s’approche… On observe tout aux alentours, la finesse des détails. C’est juste magnifique ! On est accueillis avec un jus de maracuja frais, on entend les hippos grogner (ronfler?) qu’on surplombe de quelques mètres, en écarquillant bien les yeux on aperçoit déjà des bébés crocos se prélassant au soleil … On apprécie ce beau tableau !

On passe de passerelle en passerelle pour aller jusqu’à notre tente.. Tente grand luxe ! Déjà la vue est imprenable … Le lit (oui un lit, un vrai, grand confort !!) est immense et je fonds de bonheur à la seule vue de la salle de bain, rêvant déjà d’y buller avec vue sur les impalas ! Les tentes sont toutes fournies en énergie solaire et soucieuses de l’environnement, et vraiment, le Lodge se fond parfaitement dans le décor comme s’il avait toujours fait partie de cet environnement.

Après nous être décrassés on va se balader sur la terrasse du Lodge. Splendide… La nuit commence doucement à tomber, on se pose au coin du feu avec une vue sur le lac éclairé par la lune. On se détend avant notre Night Drive. Pour 40$ par personne vous pouvez vous offrir une balade de nuit dans le parc et observer la vie noctambule des animaux.. À la recherche des prédateurs (yeux scintillants rouge dans le noir) on a entr’aperçu des crocodiles.. On a pu voir quelques genettes.. Et on est passé à côté du léopard !!!!! À cinq minutes près il aurait été dans nos phares…. On a donc juste pu savourer ses traces de pas laissés dans le sable… Un peu déçus forcément mais optimistes, on se dit que ça nous donne une bonne raison d’y retourner !!!!!

Et vous des vacances aventurières ça vous tente?

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Une nuit sous tente au son des hyènes – Rwanda #1

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Enfilez vos pantalons Kakis, on part barouder !! À la découverte du Rwanda et de son parc national, j’ai nommé l’Akagera !

Les filles on oublie son maquillage et son sèches-cheveux… On leur préfère un bon savon désinfectant et un jerricane de 20l d’eau histoire de se prendre un semblant de douche… Ha vous vouliez de l’aventure.. Vous allez en avoir !!

C’est comme ça qu’on s’est retrouvés avec un 4*4 rempli à craquer (tentes, matelas, bidons d’eau, réchaud, vaisselle, bouffe, boissons, et j’en passe) pour partir 3 jours à la rencontre d’une faune sauvage étonnante. Au départ de Kigali (capitale du Rwanda) on a mis deux heures 30 pour rejoindre le Nord du parc (je vous passe l’épisode, où, à la pompe à essence à mi-chemin on s’est retrouvés avec la clé cassée dans le contact). Une fois arrivés au Parc, on va payer l’entrée et les nuitées (encore un des rares parcs d’Afrique ou les tarifs sont plus que raisonnables). Après ça on s’enfonce dans la brousse. Nous sur le toit de la Jeep, mon frère au volant et nos yeux réglés en mode Sniper.

Les paysages sont magnifiques, on traverse des plaines, on grimpe des montagnes, on longe des lacs.. Autant de facettes qui nous transportent vraiment au coeur d’une Afrique luxuriante! Après quelques minutes de trajet, on arrive dans la fameuse plaine de l’Akilala… Vous avez tous vu le Roi Lion? Et bien vous serez plongés en plein dedans !! Vous vous retrouverez face à des immense plaines où cohabitent buffles, impalas, topis, zèbres, vautours… Vous ne saurez même plus où donner de la tête, c’est juste fantastique !! On pourrait passer des heures à observer une girafe avec son girafon en toute discrétion, moteur coupé, souffle coupé aussi, devant la beauté de cette Nature préservée dans son état sauvage. En continuant de rouler vous arriverez à la plaine de la Mouana, outre le gibier vous aurez surement la chance d’apercevoir des yeux timides sortants de l’eau.. Des famille entières d’hippopotames avec lesquels vous échangerez des regards passionnés et craintifs. Vous pourriez également être surpris par un claquement sourd dans l’eau, le temps de vous retourner vous apercevrez peut-être une queue de crocodile s’effaçant dans les marrais. En continuant de rouler vous serez amusés par les babouins et les grivets jouant à se chamailler dans les herbes folles. Avec beaucoup de chance vous pourriez même tomber face à un (plusieurs?) éléphant(s) à la sortie d’un virage. On se sent alors tellement petits face à ce mastodonte qui nous toise du haut de son immensité. Petite montée d’adrénaline quand on se rend compte qu’il commence à vouloir nous chasser de son territoire. Alors le meilleur conseil reste de ne pas se démonter!! On fait mine de vouloir le charger à notre tour (dans une fausse assurance) .. Et ni une ni deux le voilà déjà s’engouffrant dans les buissons et nous poussant un soupir de soulagement !

Voilà que déjà la nuit tombe (18h), on se dirige vers le site de campement à Mutumba. On ramasse le bois pour faire le feu, on s’installe. Les tentes espacées en triangle (pour laisser le passage à quelques visiteurs nocturnes). On se lance des regards inquiets à chaque craquement de branches, on se tait dès qu’on entend un bruit suspect, on spotte à la Maclight régulièrement à la recherche d’yeux dans la nuit. On se sent juste tout petits, à la merci de ce monde qui ne nous attend pas. Et puis enfin, on discerne le cri d’une hyène.. On frissonne, on rigole.. On est partagé entre peur et excitation. On parle plus doucement, en buvant notre verre, collés au feu. Et là ça recommence, ça s’approche. On se tait, on spotte.. On ne voit rien, on se détend. Et après ça vous prend aux tripes, un ricanement tonitruant ! On se fige, c’est à côté. On prend notre courage à deux mains, on s’enfonce doucement dans la nuit noire, entourés de cette vie sauvage (ce qui est évidemment fortement déconseillé de faire!!!) … On s’agrippe les uns aux autres.. On entend des pas sourds. On dirige le spot. Et là on se retrouve face à une hyène. C’était magique et terrifiant à la fois. Je revois encore mon frère crier pour la chasser (bénévole dans le parc depuis 2ans il savait comment réagir), moi j’avais un rire nerveux et Papa Ours était terrifié. Elle s’enfuit.. On rigole, on s’extasie, loin de toute conscience du danger… On retourne tranquillement s’installer autour de notre feu.. Et on va se coucher boostés à l’adrénaline mais loin d’être sereins !

On passe une nuit bercé par le cri des hyènes, par des frottements étranges à la tente, par des bruits de pas, par une lune timide, à se réveiller mutuellement par un “t’as entendu toi aussi???”..

Et le lendemain matin, tout est déjà oublié.. On se réveille face à une plaine déjà pleine de vie.. En se disant simplement qu’une nouvelle journée pleine de surprise s’offre à nous… On plie nos tentes, on éteint le feu et on part, direction le Sud du parc !

Aurons-nous la chance de croiser un léopard?? La suite demain, héhé.

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