Camper avec bébé (et des zèbres, et des buffles, et même des hyènes …)

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Vous vous souvenez de moi? Non? Même pas une vague idée?

Mais siiiii, vous savez bien, cette famille un peu dingo qui passe sa vie entre Bouillabaisse  et Bougali*, qui prend plus l’avion que le train, dont la petite fille de presque deux ans côtoie plus les singes que les chats… Non? Toujours pas? (hé, hé, hé… qui a dit “on s’en fout???”)

Bon, ok, je ne peux m’en prendre qu’à moi

-même.. j’ai plus donné signe de vie, plus écrit une ligne depuis deux mois, à silence radio on ne peut attendre de réponse… Ma petite notoriété s’est effondrée, mon lectorat a foutu le camp *reniflement intempestif* … Quoi? Je n’apitoie personne? bon, ok.. et c’est même tant mieux tiens ! Challenge :  vous reconquérir … ouais, ça me plait bien ça !

Si on commençait par le commencement? Si j’étais plus là, c’est parce que depuis deux mois … Je baroude ! Je suis repartie au Rwanda avec ma puce, pen

dant que Grizzly, lui, a repris ses fonctions au Nigeria. Passés les adieux déchirants, les 20h de voyage seule avec bébé et les premiers jours maussades… J’ai repris le dessus… et finalement comme ça, le temps passe plus vite (j’y reviendrai)… Un mois et demi plus tard Grizzly est venu nous rejoindre. Je vous passe là aussi les effusions ostentatoires, les “papa, papa, papa” crié en boucle et la joie de se retrouver, que déjà 12h plus tard on avait embarqué dans une vieille land-rover à l’embrayage grinçant et au coffre débordant. En route pour le Parc National de l’Akagera … Avec Pichou !
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J’appréhendais énormément le combo safari/bébé… Entre l’invasion de mouches tsé-tsé, le tour du cadran en voiture, et les nuits sous tente… et pourtant ! Une fois arrivés à l’entrée du parc, j’ai libéré ma Pichou de son siège auto, on a roulé toute la journée à la recherche d’un léopard planqué au sommet d’un arbre (non, on n’en a pas vu non, inutile de remuer le couteau dans la plaie) , pour s’installer en camping sauvage le soir en plein milieu de nul part … Et pendant toute cette longue journée on a eu la compagnie d’une petite fille de 23 mois sage, béate d’admiration devant les éléphants et adepte des système D farfelus de sa maman.

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Le premier soir on a choisi de faire du camping sauvage. J’étais observée par deux zèbres dubitatifs quand j’ai envoyé ma tente 2 secondes en l’air, on s’est fait surprendre par 4 waterbucks en pleine course pendant qu’on ramassait notre petit bois, une hyène est venue nous avertir de sa présence en pleine nuit, et au petit déjeuner un buffle nous toisait au loin.

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Bref, camper avec bébé fut une réussite, expérience réitérée depuis plusieurs fois… Pichou, 23 mois, sait désormais parfaitement imiter le cri de ralliement de la hyène ou encore faire pipi en voiture sur son pot (lui-même sur les genoux de sa maman).

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*plat traditionnel rwandais

 

Quand on prend la décision de se rendre aux urgences pédiatriques

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Un bébé qui vomit… Ça peut arriver… on laisse passer, en restant vigilant et en l’hydratant..
Quand bébé vomit 10 fois dans une journée, ça peut commencer à inquiéter…

Un bébé qui a de la fièvre… Ça peut arriver… On surveille sa température (souvent) … en analysant son comportement.. Si bébé continue à faire sa petite vie tranquillement malgré une poussée de fièvre, en règle générale, c’est pas encore l’heure de se faire du souci (ça tombe bien, j’avais session shopping)!
Quand bébé a des poussées à plus de 39, qu’il est éteint et collé à sa maman alors que d’ordinaire il est plutôt indépendant.. Ça peut suffire pour faire grimper l’inquiétude maternelle à son sommet !

Combinez les deux paramètres, ajoutez y un retour des pays tropicaux.. Et vous obtenez le portait d’une maman tourmentée, perdue, affolée se rongeant les ongles jusqu’au sang (ou se faisant sauter ses capsules tout fraichement posées – au choix) prenant sans même chercher plus loin la direction des urgences pédiatriques !

C’était la semaine dernière.. Je me souviens de chaque détail. À la sortie du TGV, ma fille brulante..
Arrivés à la maison: 39.8 de fièvre.
En voiture elle n’arrivait même plus à tenir sa tétine en bouche.

On fonce direction l’hôpital de Laveran (spécialisé dans les maladies tropicales) à Marseille en se disant qu’ils seraient les plus à même de prendre en charge ma puce … Malheureusement ils n’avaient pas de services pédiatriques.. Donc ils l’ont quand même ausculté, vérifié qu’il n’y avait pas d’urgence vitale, et nous ont envoyé à l’hôpital Nord..

Sur chacun des trajets, je ne vous explique même pas les mille et une pensées qui ont traversés mon esprit terrifié… Pensant déjà au pire avec une malaria qu’on aurait laissé trainer !

Arrivés aux urgences pédiatriques, nous avons rapidement été pris en charge… Expliqué maintes et maintes fois notre parcours et nos inquiétudes.. Inquiétudes rapidement partagées par les différents médecins que nous avons été amenés à rencontrer…

On nous annonce qu’elle va subir un bilan sanguin complet, analyse des selles et des urines, et la fameuse goute épaisse.

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Une fois les prélèvements effectués, on nous annonce une attente de 3h pour les résultats.. Bizarrement à ce moment là j’étais plus sereine. Mon bébé avait été examiné, s’était enfin endormi… Et il ne nous restait plus qu’à attendre..

Et puis..

2h du matin, le pédiatre nous demande de rentrer dans la chambre, de nous asseoir, elle doit nous parler.

J’ai le feu aux joues, le coeur qui cogne, les larmes qui montent… J’arrive même plus à me contrôler.. Alors que rien ne nous a encore été dit (Coeur de maman chamallow) !

Elle nous explique simplement (à ce que j’ai cru comprendre entre les lignes et en déchiffrant leur jargon médical comme si nous aussi on sortait de 7 années d’études spécialisation- termes-incompréhensibles) : il y a un truc bizarre aux niveau des analyses sanguines, on ne sait pas quoi. Le labo pour la goute épaisse est fermé la nuit. Va falloir faire des examens complémentaires. Il faut l’hospitaliser. On doit la perfuser. Merci. À demain !

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Waow, prends toi ça dans les dents, digère le, essaye de refaire surface, récupère un semblant de dignité, assure, t’es une maman m*rde !

Bref, on monte en chambre. On passe une nuit agitée. Avec un seul lit accompagnant et un lit cage pour bébé.. On s’est retrouvé le lendemain matin avec un Grizzly qui avait passé la nuit à même le sol, et moi contorsionnée dans le lit accompagnant pour faire un peu d’espace à une Loulou enroulée à sa perf.

Pas de nouvelles des médecins jusque 17h.. Autant dire que l’attente était interminable.. Heureusement je voyais que ma fille reprenait du poil de la bête.. Recommençait ses sourires de clown.. Avait envie de bouger.. Bref je regagnais confiance.

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À 17h on nous annonce que la malaria est définitivement écartée (je fonds de soulagement), et qu’ils vont continuer à chercher dans les maladies tropicales (typhoïde etc…). On nous annonce aussi qu’on devra encore surement rester en observation encore au moins 48h. La nuit l’équipe baisse le débit de la perfusion, elle refait une poussée de fièvre, on lui administre du Doliprane, elle dort comme un ange.

Le lendemain, le médecin d’astreinte nous rend visite. On lui explique les événements.. Il nous rassure en nous disant que les maladies tropicales les plus communes sont écartées. Qu’elle a surement attrapé un virus dans l’air.. Qu’on va lui enlever sa perf dans la matinée, et qu’on pourra partir à midi (????). Entre un médecin qui voulait nous garder encore au minimum 48h et lui qui nous relâche le lendemain matin.. Y’a comme une incohérence.. Mais voyant ma fille courir partout en l’absence de sa perf, retrouvant sa joie de vire.. J’ai pas hésité, fais mes valises, et pris le chemin du retour home-sweet-home.

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10h aux urgences, 48h à l’hôpital, un bébé perfusé, un coeur de maman ayant subi un sacré yoyo émotionnelTout ça pour ne pas avoir su finalement ce qui l’a tracassée.. Mais le principal dans le fond était d’avoir une réponse négative associé aux maladies tropicales… Ça, c’est fait !

Le Cocoonababy | Testé, approuvé, recommandé !

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Quand une femme tombe enceinte pour la première fois elle est noyée dans le flot du jargon de la maternité. On nous parle semaines d’aménorrhées, sérum phy., liniment oléo-calcaire, cupules d’allaitement, chancelières, mesures-rase… En somme, tout un univers qu’il faut apprivoiser et faire sien.. Pour qu’à notre tour une fois maman on puisse étaler notre science et stresser nos copines futures mamans (niak, niak!!).. Quoi tu n’as pas pensé à l‘humidificateur-d’air-digital-pour-assainir-la-chambre-de-bébé-grâce-à-un-débit-de-vapeurs-froides-à-ultra-sons ?…la looooose !! Bref, vous avez saisi.

Donc, moi, quand j’étais enceinte tout le monde me parlait du cocoonababy… Cocoonaquoi?? Du haut de tout ma naïveté de jeune femme pas-encore-maman je n’y comprenais rien et j’ai très vite eu tendance à mettre en doute la participé et l’utilité de ce matelas relativement cher.

Et puis finalement à force de bourrage de crâne d’en entendre parler, d’heures passées à faire des recherches sur internet, à voir ce matelas physiologique dans toutes les vitrines et surtout parce qu’une copine d’une copine pouvait m’en vendre un pas trop cher, je me suis laissée tenter. Elle me le vendait 60€ pratiquement neuf (nous y reviendrons) et avec deux housses. Autant vous dire que j’ai pas plus hésité. Il ne lui restait plus qu’à remettre la main dessus et me le faire parvenir.

Et puis voilà que quelques semaines plus tard, je perds les eaux, et que quelques heures plus tard j’ai mon bébé tout chaud niché contre mon cœur. Quand on m’a monté en chambre, qu’elle ne fût pas ma surprise de voir son couffin équipé du fameux cocoonababy.

Tiens, je l’avais oublié celui-là.

J’appelle en panique (ô hormones) à peut prêt TOUT mon répertoire pour qu’on me trouve ce fichu cocoona pour mon retour à la maison. Recherches soldées par un achat en urgence d’un cocoona neuf à Prémaman. Tout est bien qui finit bien !

À la maison j’ai compris toute l’utilité ce petit nid douillet. Toit d’abord parce que finalement le retour à la maison se vit déjà comme un bouleversement pour ce petit nourrissons d´à peine 72h, et que dans son cocoona il retrouvait au moins un repère qui faisait le pont entre la maternité et son nouveau chez-lui. Et puis je me suis rendue compte que ce matelas s’apparente vraiment à un nid d’éveil et de confort qui rassure le nouveau-né et l’aide à s’adapter en douceur à la vie après la naissance. Allongé en position semi fœtale dans le nid Cocoonababy®, l’enfant qui a perdu les repères connus dans le ventre de sa maman se sent contenu et en sécurité.

Comme nous l’explique si bien Red Castel : “La position semi fœtale améliore la qualité et la durée du sommeil, réduit les réveils en sursaut qui font pleurer bébé (réflexe de Moro), limite les risques de “tête plate », réduit les reflux gastriques, libère et dirige la motricité de l’enfant en lui permettant de porter ses mains à son visage et à sa bouche. Elle améliore aussi la relation entre l’enfant et son entourage car il n’a pas son regard tourné vers le plafond ou vers son côté préférentiel.” Et bien pour l’avoir testé, je dois admettre que c’est vrai. Pourtant j’étais vraiment pas du genre conquise à la base !

J’ai aussi apprécié son côté pratique. Pouvoir déplacer le matelas du salon à sa chambre et inversement en tout facilité, et tout ça, pour le plus grand bonheur d’un bébé gazouillant. J’aurais même été super contente finalement de récupérer celui de la “copine” pour le prendre pendant mes déplacements (sorties chez des amis, dodo chez la famille…).

Bref, je ne regrette pas du tout cet investissement (quoi que, merci maman en fait!) même si c’est vrai que le prix reste élevé (159€) et que la durée d’utilisation est limitée dans le temps (jusqu’au 5/6 mois de l’enfant).

D’ailleurs en parlant de bébé et de sommeil, ici il y a des histoires plutôt sympas aussi .

Et si tu veux gagner des trucs trop “choubidoumimi” (non, cherches pas dans le dico, c’est de la pure invention!) c’est par ici… Bonne chance !!!

Occuper bébé dans l’avion – je dégaine mon atout !

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Vous savez quoi? J’angoisse déjà à l’idée du départ !! Pourtant c’est pas comme si j’en étais à mon premier vol avec bébé… C’est dans deux semaines, mais je sens déjà cette boule se former dans mon estomac…. Je suis découragée avant même d’avoir commencé mes valises… L’idée de tout faire rentrer, de tasser, d’organiser, d’optimiser l’espace !! J’oblige déjà mes neurones à des exercices d’assouplissements (bon c’est pas l’entrainement militaire, mais je sais me montrer persuasive / “allez les nanas, on s’active là !! on roule bien des épaules, et avec un plus d’entrain SVP !!! Bande de feignasses !”) pour éviter les courbatures après le marathon valises-aéroport-départ-avion-transit-avion-arrivée.. Et ouais ça demande juste une gymnastique des méninges dantesque toute cette histoire … Surtout avec un petit koala surexcité accroché à nous !!

Va encore falloir que j’enfile mon costume de super-woman pour tout gérer … Remplir les valises plus vite que ce que loulou ne me les vide, peser les bagages sans excéder le poids imposé, nettoyer les geysers de vomis d’une loulou barbouillée pendant le trajet en voiture, rester aimable face à des douaniers insistants… mais tout ça c’est easy à côté DU challenge : occuper Loulou pendant nos 7h d’attente à l’aéroport, pendant nos 6h de vol, pendant nos 2h de transit, et enfin pendant l’ultime heure de vol !! Autant vous dire que je vais dégainer THE argument !!!!! J’ai nommé, j’ai désigné, je me suis inclinée devant l’iPad !!!

Et oui nous sommes vraiment des victimes de la Déesse Technologie !! Et ma petite Loulou de 16 mois y a trouvé une source d’occupation et d’inspiration quasi inépuisable, et je ne vais pas vous cacher que parfois ça me rend bien service !! Elle manipule sa (ouais faudrait pas exagérer non plus!) notre tablette avec toute la dextérité que son jeune âge permet. Franchement elle m’épate !!! Bon, si déverrouiller l’engin la laisse encore un peu perplexe (ou alors simple fainéantise? J’hésite encore…).. Le reste elle gère !! Elle sait slider les pages, elle sait ouvrir SON dossier, elle sait ouvrir SES applis, elle s’amuse à découvrir les fruits, les formes, et tarter ce pauvre Talking Tom sans ménagement… Parfois elle va aussi à la découverte … Elle m’ouvre Skype, tapote des messages où les consonnes se bousculent les unes aux autres, et discute avec des amis perdus de vue… Bref que du bonheur ! Bon je reste très vigilante quant au temps passé devant l’écran (#ModeMamanResponsableActivé).. Et surtout aux manipulations hasardeuses de bébé.. Je crois que si en rentrant du boulot Grizzly voit une rayure sur son écran, c’est moi qu’il risque de rayer ..

Tout ça pour dire que je détiens peut-être l’arme par excellence pour un voyage réussi … Au moindre signe d’énervement, je la laisserai se défouler sur ce pauvre Tom. Au moindre signe de fatigue je lance Pabobo et ses veilleuses multicolores, au moindre signe d’ennuiement je la laisse jouer sur Baby-Bus à reconnaitre la Pitaya du Durian (où ils vont chercher leurs fruits les concepteurs sans déconner? Ça pue le pari ouais !! )

Allez, franchement, il est pas au top mon plan ?? (Par contre je décline toute responsabilité pour les nuisances sonores.. Forcément un jeu sans son, c’est beaucoup moins marrant !! Mais bon vous préférez le combo pleurs/chouinements??)

2 lots trop mimi à gagner jusqu’au 20 mars par ici 😉

Vis ma vie de maman expatriée – Mes indispensables pour bébé

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Voici ma check-list (non exhaustive) des petites choses que je conseillerais de prendre pour un départ en Afrique (moyenne ou longue-durée) avec bébé.

Mes indispensables :
– CasquetteS
– Chapeau
– Maillots de bain
– Un petit set de jeu de plage (seau, tamis, râteau, pelle)
– Crème solaire (mustela bébé/enfant)
– Crème après soleil (mustela bébé/enfant)
– Anti-moustiques bébé (moustidose dès 6 mois)
– Patchs diffuseurs (Mousti Fluid)
– Moustiquaire
– Sandales ouvertes (avec lanière pour protéger les orteils)
– Siège auto (prix fou en Afrique, qualité chinoise)
– Plusieurs tétines (en cas de perte)
– Attache tétine (qui s’accroche bien aux vêtements !)
– Couches (un petit stock)
– Lingettes humides (idem)
– Quelques petits pots industriels (voyages, déplacements…)
– Biberons
– Goupillon
– Poussette tout-terrain (mes plus : dossier qui permet de s’allonger, panier de rangement)
– DES PILES (pas toujours facile à trouver…et quand on est à court, bonjour la cata!!)

Trousse pharmacie :
– Doliprane sirop (pays chaud, privilégiez les sirops)
– Advil sirop (en cas de fièvre)
– Adiaril (en cas de diarrhée)
– Tiorfan (en cas de diarrhée)
– Urtigel (en cas de démangeaisons suite à des piqures)
– Thermomètre (classique)
– Crème pour le change (type bepanthen ou mitosyl + liniment)
– Rinotrophil (petit rhume)
– Mouche bébé (manuel)
– Talc (pays humides)
– Suppo glycérine + Duphalac ou Importal (constipation)
– Kit pansements / désinfectant
Médicament Coartem (mon INDISPENSABLE en cas de suspicion de malaria !! Il faut savoir que suivant les coins en Afrique, la Malaria (le Paludisme) est de plus en plus résistante. Parfois, elle ne se détecte qu’après 3 (voire 4, 5…) gouttes épaisses. En sachant qu’elle peut être fulgurante et mortelle passé un délai de 48h, je ne prendrai plus aucun risque pour ma fille. Si une grosse fièvre ne passe pas, je lui donnerai les cachets. J’ai pris cette décision à la suite du décès de la fille (2 ans) d’une amie dont la malaria n’a pas été détectée à la goutte et aux analyses).

Pour le quotidien :
– Vêtements légers
– Babygros coton
– Chaussettes + t-shirts manches longues + pantalons pour le soir (couverture maximale / moustiques)
– Serviettes et capes de bain
– Produits de toilette (sérum phy, gel dermo-nettoyant)

Ce qui ne m’a jamais servi :
– Combinaison plage (jamais réussi à lui enfiler / pas pratique)
– Sandales plage (impossible de les lui maintenir aux pieds)
Vous me direz, c’est pas ça qui a pris de la place dans ma valise….

Pour aider bébé à gérer le changement d’environnement :
– Prendre quelque uns de ses jouets préférés, pour le bain aussi,
– Recréer un espace personnel rassurant, notamment son lit (ses doudous, son mobile, ses peluches, son tour de lit habituel, sa veilleuse…),
– Le rassurer, lui expliquer, ne pas chambouler ses habitudes.

À savoir :
– Bébé a besoin de son propre passeport pour voyager,
– Prenez toujours votre livret de famille avec vous et un acte de naissance, on ne sait jamais!
– Bébé n’a pas besoin de son carnet jaune avant ses 1 an. Après il faut penser à le faire vacciner contre la fièvre jaune et emporter le carnet avec soi.

Et sinon, des histoires de maman expatriée y’en a aussi par ici :
Préparer un départ avec bébé
Boucler les valises avec bébé
Voyager en avion avec bébé
Anecdotes bébé en Afrique

De ces nouvelles qui glacent le sang…

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Depuis bientôt un an, nous sommes exilés au Nigeria pour le projet professionnel du Grizzly (poke Framboise) … Je n’ai jamais eu peur de quitter mon confort, je n’ai jamais eu peur de voyager, je n’ai jamais eu peur de découvrir un nouveau pays. Notre vie n’est pas des plus faciles ici, c’est vrai. On vit enfermé, on ne peut pas sortir sans gardes du corps armés, on est privé temporairement de notre liberté. Mais tout ça, on fait avec. Le plus important étant, pour nous, de rester tous les 3. Et pour moi il n’y a pas de plus grand bonheur que de voir le sourire de ma fille quand Papa Ours franchit la porte de la maison après sa journée de travail. Je cultive bien précieusement tous ces moments qu’on partage en famille, c’est mon bonheur à moi. Finalement, je me suis toujours sentie en confiance ici, sans jamais ressentir de danger, malgré tout ce qu’on entend sur le pays.

Mais aujourd’hui j’ai été bouleversée.. Aujourd’hui j’ai eu peur quand j’ai entendu aux nouvelles ce tragique enlèvement d’une famille et de ses quatre enfants au Nigeria. Je n’ai pas pu m’empêcher de me projeter. Oui nous sommes en “sécurité”, oui nous sommes bien “entourés”.. Mais qui peut parier sur l’avenir en toute confiance? Aujourd’hui je n’ai plus peur pour moi, mais je tremble pour ma fille. Les larmes me sont montées aux yeux quand j’ai entendu cette tragédie aux infos, j’ai été prise de crampes abdominales quand j’ai entendu que les enfants avaient été séparés de leurs parents. Je ne peux même pas imaginer leur désarroi, l’incompréhension et la terreur des plus petits.. Comment peut-on en arriver là?

Ma fille c’est toute ma vie… Alors j’ai peur! Je me surprends à l’observer du haut de toute son innocence avec inquiétude, je me surprends à la serrer très fort contre mon coeur alors qu’elle est sagement en train d’empiler ses légos, je me surprends à sursauter au moindre bruit sourd, je me surprends à avoir le souffle coupé en m’imaginant que ça puisse nous arriver…

Ça me perturbe, ça m’inquiète, ça me terrasse…

Alors je regarde autour de moi, tout est calme. Dans le golf, les derniers brins d’herbes verts résistent tant bien que mal aux rayons de soleil, le sourire est toujours présent sur les visages, les gardes se baladent nonchalamment avec leur Kalashnikov à bout de bras, les enfants courent et s’amusent, l’ambiance est sereine.. Oui, sereine.

J’essaye de me détendre entre compassion et impuissance, mais je ne peux m’empêcher de penser à cette famille perdue, isolée et dont le destin leur échappe…

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Vis-ma-vie de maman expatriée – bébé en Afrique

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– Je n’ai plus peur du rhume, mais du paludisme,
– Je n’ai plus peur des voitures, mais des vélos,
– J’ai peur des chutes de noix de coco,
– Je passe mon temps à répéter que non ma fille n’est pas un petit garçon (je pensais pourtant que la robe, la couette, et le rose seraient des indices assez explicites),
– Je couvre ma fille à l’intérieur et la découvre pour sortir (bonjour le choc thermique entre la clim à 25° et la température extérieure à 40°),
– Ma fille a goûté au fruit de la passion avant même de savoir ce qu’était une pomme,
– Elle n’a peur ni des serpents, ni des caméléons,
– Elle comprend aussi bien le français, que l’anglais, que le Swahili,
– Elle se balade en jupe et sandales toute l’année,
– J’ai appris à ne plus me formaliser quand ma fille patauge avec bonheur dans une flaque de boue, ou malaxe de la terre pendant des heures,

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– Elle est super sociable et passe son temps à secouer sa petite main dès qu’elle aperçoit quelqu’un et ils lui rendent bien,
– Elle joue avec les singes alors qu’elle ignore presque ce qu’est un chat,
– Ici elle est surnommée Lea-Brousse par son tonton Brousse,
– Elle est toute penaude quand elle court à la rencontre d’enfants africains et qu’ils s’enfuient en courant parce qu’ils ont peur des bébés européens,
– Elle prend parfois son bain dans une bassine au milieu du jardin,
– Elle a déjà fait du camping,
– Je lui ai appris à ne pas avoir peur du noir, et à me donner sa veilleuse pour la mettre à charger tous les matins en cas de coupure de courant,
– Elle passe son temps à jouer dehors, à courir et essayer d’attraper les lézards,
– C’est une casse-cou qui part à l’aventure et n’a peur de rien,
– Sa comptine préférée c’est “brousse, brousse, j’aime la brousse et la jolie savane”,

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J’ai tordu le cou aux idées reçues comme quoi c’est “inconscient” et “dangereux” d’emmener un bébé en Afrique. Elle y est heureuse, et nous aussi !!

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Les nuits de bébé – l’insomnie des parents … #2

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Si vous avez raté la première partie, c’est par ici.

Donc on s’en était arrêté au fait que Loulou a fait ses nuit à 2 mois… Mais la vie m’a, encore une fois, donné une bonne leçon en me faisant comprendre qu’il ne faut jamais crier victoire trop vite !

Oui, parce qu’une fois que j’ai commencé à calmer mes peurs irrationnelles, on s’est mis à voyager. Elle n’avait plus le même lit, elle n’évoluait plus dans le même environnement, dormir seule n’était plus une option. J’avoue que j’ai pris un certain plaisir à dormir avec mon bébé contre moi… Un certain temps !

Parce qu’être réveillé à 00h21 pour un pied dans le nez, à 1h45 par une main qui nous chatouille le dos, à 3h15 par une couche odorante dans le visage, à 4h53 par un Papa Ours qui se déporte dangereusement sur bébé, c’est vite inconfortable !

Et puis avouons le aussi.. Un bébé ça bouleverse un peu l’équilibre du couple, alors un bébé dans le lit, ça l’anéantit complètement…

Mais comment faire autrement? On a déménagé plus de cinq fois en 3 mois, on n’avait pas de lit bébé (en Afrique, il faut vraiment apprendre à être patient, le stress ne faisant pas du tout partie intégrante de leur culture), puis on a continué à voyager, moi souvent seule sans Papa.. Des confusions de plus qui n’ont pas aidé à rassurer bébé.

Ajoutez-y les 16 dents qui lui sont poussées en l’espace de 6 mois et vous aurez la recette (inrattable) pour des insomnies presque parfaites !

Finalement, en rentrant de notre dernier voyage (dont il faut absolument que je vous parle by the way) … On a décidé qu’il était grand temps que ça cesse ! Hop au lit Loulou… Elle nous a arraché le coeur avec ses pleurs… Pendant qu’elle mouillait son matelas, moi j’inondais l’épaule de Papa Ours… Et puis 15 minutes plus tard, elle s’était endormie… En boule dans son coin entourée de ses doudous et de sa luciole.

Il lui aura fallu 3 nuits pour comprendre qu’elle avait désormais son espace à elle. Aujourd’hui je dors un peu mieux, et loulou me réclame elle même sa chambre.. On fait un bisou de bonne nuit à Papa Ours, je l’assieds dans son lit, chaque nounours lui fait un câlin, on fait chanter le mobile, le poupon et la luciole (c’est une vraie cacophonie, mais si les trois ne fonctionnent pas EN MÊME TEMPS, ça ne convient pas à bébé… Il y a des choses qui nous échappent, mieux vaut ne pas s’attarder à essayer de comprendre)… Et elle s’endort tranquillement, sereinement, paisiblement.

Je crois que ça fait vraiment partie des bonheurs de mon quotidien…quant à moi j’ai retrouvé les bras tout chaud de mon Ours… Et c’est pas mal non plus !

Alors ne culpabilisez plus si parfois vous êtes dépassés par les événements… Il suffit de rétablir la situation quand vous sentez que c’est nécessaire.. Et tout se remet en place, doucement…

Et pourtant, je faisais partie de ces jeunes femmes qui avant de connaitre la maternité aurait juré sur sa paire de Minelli que jamais, non, jamais, bébé ne dormirait avec nous.. #Apprendre-à-tourner-sept-fois-sa-langue-dans-sa-bouche-avant-de-parler!

Les nuits de bébé – l’insomnie des parents … #1

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Avant la nuit je dormais…. Mais ça c’était avant !

J’avais déjà eu un aperçu des prémices de la vie de maman, quand dans mon dernier trimestre de grossesse j’ai été attaquée par cette traitresse d’Insomnie (d’ailleurs, je lance un appel général, si vous la croisez celle-là, vous pouvez me l’envoyer que je lui règle son compte). Elle a mis le paquet en jouant tous ses atouts pour me rendre la vie impossible : syndrome des jambes lourdes, impatientes, vessie fantaisiste. Elle a même réussi a corrompre ma pauvre petite crevette innocente.. qui s’est mise à déménager mon intérieur de nuit. J’ai pourtant intenté une requête auprès de la Cours Suprême de Défense du Sommeil qui a débouté ma demande en proclamant que ça faisait partie des termes du contrat (et ouais j’avais qu’à lire les astérisques quand j’ai signé pour devenir maman, j’aurais au moins été informée des dispositions générales) !

Autant dire que je suis arrivée à la maternité avec un sacré quota d’heures de sommeil à rattraper… Et évidemment on connait la suite…ça n’allait pas s’arranger !

À la maternité ça a commencé par un rythme de vie inversé. Bébé dormait le jour et faisait la teuf la nuit (j’ai bien pensé à dénoncer ma fille pour tapage nocturne, mais quand même, ça n’aurait pas été correct)… Après m’être entendue dire que c’était fréquent, et que ça allait se remettre en place doucement (vous êtes surs qu’il y a pas un bouton caché quelque part pour accélérer le processus?).. J’ai pris mon mal en patiente et les allées et venues dans ma chambre ont bien contribué à un rétablissement de la situation. #famille-amis-je-vous-aime !

Mais Déesse de l’Insomnie a jugé que ça ne suffisait pas.. Alors elle a joué son joker, faisant entrer son acolyte l’Angoisse dans la partie. À ce moment là tout le monde s’y est mis : pédiatres, sages-femmes et puéricultrices se sont lancés dans d’incroyables tirades à propos de la mort subite du nourrisson en m’encourageant vivement à rester vigilante ! Voilà la cause de six mois de cauchemars, de réveils en sursaut, de nuit d’anxiété où je me réveillais levais des centaines de fois pour vérifier la respiration de ma fille. Et peut importait si j’avais mis deux heures à l’endormir et que l’effleurement de ma main dans la sienne la réveillerait.. J’aurais au moins eu la preuve par l’exemple !

Pourtant ses nuits, elle les a faite à 2 mois.. 21h-8h.. #vis-ma-vie-de-maman-angoisée-compulsive.

Vis ma vie de maman expatriée – les joies (ou pas) de l’avion avec bébé !

blog maman

Aujourd’hui quand je me prépare à prendre l’avion je pense à :
– Bourrer mon trolley de doudous,
– Ne pas oublier les bibis, les couches, les lingettes, le change et 15 tétines… on ne sait jamais !
– Prendre des petits-pots (beurk je sais, mais ça se conserve!) et de l’eau (et négocier à chaque point sécurité pour qu’ils m’autorisent à entrer avec mon eau alors que normalement on a pas le droit, oui mais je suis maman, alors ne me cherchez pas!)
– Prendre le Doliprane, le sirop Delabarre, la crème Mytosil, etc, etc.
– Vérifier l’état des piles des jouets (sinon j’annonce déjà le drame intersidérale)

Aujourd’hui quand je me prépare à prendre l’avion je ne pense plus à :
– Charger mon iPhone à bloc et télécharger les dernières applis qui ont la côte (non, je ne parle pas de Talking Tom)
– Prendre le dernier vernis que je voulais tester (pas un rose flashy à paillettes, non, le dernier corail de chez Chanel)
– Acheter Public et Cosmo (remplacé par le livre musical de Mickey, oui, oui, celui avec sa voix qui tape sur le système)
– Prendre ma pince à épiler et ma trousse de maquillage (à la place j’ai une trousse Luc & Lea avec du sérum phy et un mini coupe-ongles)
– Acheter des M&M’s et du Toblerone (définitivement supplantés par les boudoirs)

***

– Aujourd’hui quand je vais m’enregistrer, je passe devant tout le monde (faut bien qu’on aie des avantages non?? donc, sachez-le avec bébé vous êtes prioritaires !)

– Aujourd’hui quand j’attends l’avion je ne fais plus les dutty free mais je cours derrière mon bébé en m’efforçant de ne pas hurler crier à travers tous les halls (reviens ici Loulou, Loulou tu vas tomber, attention, Loulou ramasse ton doudou, n’enlèves pas tes chaussures, Loulou laisse dormir le monsieur, Loulou t’es pas fatiguée, Loulou… Loulouuuuu??)

– Aujourd’hui quand je prends l’avion je peux très facilement m’énerver si on me dit que NON je n’aurai pas ma poussette en transit, alors que c’était bien spécifié que OUI j’y avais droit,

– Aujourd’hui quand je prends l’avion, avoir l’emplacement aile ou fenêtre prend tout son sens (Vous voulez pas échanger de place avec moi? vous êtes surs? vous ne viendrez pas vous plaindre quand je vous aurai enjambé une cinquantaine de fois, et que mon sac à langer vous sera tombé quinze fois sur les genoux!)

– Aujourd’hui quand je prend l’avion je suis capable de faire du charme à un steward (et même à une hôtesse) pour obtenir la place bébé (que j’ai oublié de spécifier à l’enregistrement #mais-où-avais-je-la-tête?…Ha oui, certainement dans une couche!)

– Aujourd’hui quand je prend l’avion je ne dors plus, je fais des allers-retours dans les allées, encore, encore et … encore !

– Aujourd’hui quand je prends l’avion je suis une angoissée des pleurs…

Aujourd’hui quand je prends l’avion, j’ai besoin de 48h pour récupérer ! #enjoy-ma-vie-de-maman

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