1er round | culotte 1 / couche 0 | victoire par KO

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Je ne voudrais surtout pas crier victoire trop vite, loin de moi cette idée (ndlr : la fille avait déjà envoyé des cartons à toute sa famille, appelé en avant-première sa maman avec face-time histoire de lui faire vivre l’action en direct, relayé l’info sur Facebook, twitter et G+) … MAIS, je crois qu’on tient le bon bout !!! Depuis un mois et demi, mon tout petit bébé fait ses pipi sur le pot…

Le pot j’avais vaguement commencé à le lui inculquer quand on était encore expatriés en Afrique (aux alentours de ses 14 mois)…

Chaleur/fesses-à-l’air/toussa,toussa…

Je me disais que c’était le moment parfait… Mais non… (une maman ne peut pas TOUJOURS faire confiance à son instinct [ou aux conseils extérieurs] [je le sentais bien, moi, que c’était trop tôt])… Bref… Elle savait désormais ce qu’était un pot, devait sans doute avoir une vague idée de son utilité, mais ne voulait pas s’en approcher.. J’ai voulu lui montrer comment s’y asseoir, elle a du se sentir forcée, combinaison parfaite pour une peur irrationnelle du mini-trône… Après plusieurs tentatives infructueuses (5 jours serpillière à la main, à faire tourner 3 machines quotidiennes, sans oublier les gamelles dans les flaques oubliées) j’ai décidé de laisser tomber et surtout de laisser du temps au temps… Résolution adoptée !!

(NB : le pot est malgré tout resté dans notre quotidien, je lui en parlais souvent, le montrais, essayais de jouer avec histoire de “désacraliser” l’objet)

Et puis en début de mois dernier, je la change et tout bêtement je lance “on remet une couche ?” Et là je la vois me regarder de son air malicieux, les yeux rieurs, et secouer énergiquement sa tête de gauche à droite pendant que ses cheveux balayent son visage… Ni une ni deux je saute sur l’occasion. “Ok, alors si on met pas de couche tu vas chercher le pot et tu fais pipi sur le pot”… Et là je la vois courir vers le salon, amener son pot dans la chambre, s’installer dessus et y faire sa première toute petite mare personnelle (je vous en parle de mes roulements d’épaules? De mon émotion de maman aux yeux humides? Et de mes petits cris hystériques “bravooooooooooo mon bébé, bravooooooooo, t’es la plus foooooooooorte, c’est géééééééniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiial” (et là c’est le mode raccourci *1000))… Bref à la suite de ça je décide de faire confiance au célèbre adage “il faut battre le fer tant qu’il est chaud” et la laisse les fesses à l’air lui répétant à quelque chose près toutes les 30 secondes “pipi sur le pot hein Lea”… Si finalement elle a très vite compris le principe du pot, le plus dur a été d’apprendre à se retenir. Pour l’aider, je l’ai laissé les fesses à l’air dans la maison pendant 3 jours, après quelques essais manqués, elle a vite compris le principe… Et en ce qui concerne les nuits, j’ai remarqué que les couches étaient sèches au réveil… Ok, désolée Pampers, fidèle allié, mais je me suis vue dans l’obligation (vous entendez le soupir de soulagement) de t’abandonner (et ma carte bleue m’en remercie encore!)…

Désormais je me balade partout avec mon pot … Quand on fait des courses, quand on va chez des amis, et même quand je me dois me rendre à une réception à l’ambassade pour fêter le sacre de notre nouveau Roi… Comme quoi le petit pot vert pomme complète parfaitement bien le look d’une maman de gala : talons de 12/zirco dans les oreilles et chignon bouffant 🙂 (allez, soyez cool, laissez moi y croire!)

Bref, moi qui était une grande stressée à l’idée de l’approche du moment fatidique de la propreté de bébé, je me suis laissée surprendre par la simplicité de la situation. Si aujourd’hui je passe encore mes journées à répéter en boucle “pipi c’est sur le pot hein loulou”, et que je dois parfois passer un coup de serpillière, je reste super fière de ma petite fille de 20 mois qui grandit tellement vite, et qui acquiert finalement son autonomie seule…

Ma fille ne parle pas.. Elle dit Koka !

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À 18 mois, on a envie de les voir évoluer encore et encore nos petits bouts… Et c’est toujours avec autant d’émerveillement qu’on les regarde acquérir leur autonomie. Ce qui m’épate le plus, reste leur faculté à nous imiter et comprendre nos gestes, futiles ou non, du quotidien sans qu’on ne leur les ai inculqué. C’est comme ça que, il y a quelques jours, quand j’ai dis au Grizzly : “mon téléphone est mort, faut que je le fasse charger”. J’ai vu ma toute petite fille se diriger malicieusement vers la maison et me ramener mon câble USB posé sur ma table de nuit. Ou encore quand j’ai dis autour d’un apéro à une copine enceinte : “ha moi pendant ma grossesse, j’étais devenue accro au chocolat”… j’ ai entendu, dans les 30 secondes qui ont suivi, un petit chouinement devant le frigo dans l’attente de recevoir un oeuf qui serait resté planqué au frais après la venue des cloches. Comme quoi, elle arrive même à capter les petits mots innocents lancés au cours d’une conversation d’adulte. Ces petits riens me rendent toute chose, et je fais doucement le deuil du nourrisson… Ma fille grandit, observe, comprend !

… Mais Petite Loulou semble prendre son temps en ce qui concerne la parlotte. Du moins, elle ne fait pas encore trop d’efforts pour se faire comprendre “linguistiquement parlant”… Parce que pour le reste, se faire comprendre, elle sait faire !

À coup de non déterminé avec une rotation de la tête parfaitement maitrisée appuyé de ses petits bras croisés sur le ventre… À coup d’hochement de tête quand elle est finalement décidée… À coup de pointages de doigts et de mimiques dont elle seule a le secret …

À part ça, elle se raconte beaucoup de choses dans un langage où les consonnes se bousculent les unes aux autres (peut-être tente elle de communiquer en croate?)… Quoi qu’il en soit, elle enchaine les monologues… Et moi pauvre maman que je suis, j’ai encore des difficultés à traduire tout ça… Elle enchaine les gestes et les grandes démonstrations quand je me contente d’hocher gentiment la tête.. Pas l’air convaincue pour un sou, elle part en direction de son papa tenter sa chance. Pas bien plus aidé, elle finit par renoncer, prend ses jouets et discute alors avec eux.. Beaucoup plus dociles j’imagine.. Et au moins elle ne s’heurte pas à deux yeux écarquillés partagés entre l’amusement et l’incompréhension.

Si les copines de son âge commencent doucement à balbutier des “je t’aime” et des décomptes de 1 à 5… Elle se limite à quelques timides “mama” “papapapapa”.. Récemment le fameux “caca” est venu rejoindre son joyeux vocabulaire et puis surtout son mot fétiche reste “koka” qu’elle prononce à la perfection et avec une certaine détermination étonnante. Je ne sais pas ce qu’il signifie pour elle, mais en tout cas ça m’a l’air bien important !