Quand on ne se voit plus grossir… {ça jacasse}

20130602-221418.jpg

Après les envies, les kilos … Logique mathématique de base !! Ce serait évidemment trop facile de s’enfiler 3 tablettes de Crunch sans que l’aiguille de la balance ne vire à droite…

Je crois que le pire dans tout ça reste notre naïveté et notre optimisme à toute épreuve : On prend 20 kilos et on ne se sent pas grosse mais “épanouie”, on s’émerveille devant l’élasticité de notre peau (ouais bein cocotte tu riras moins le lendemain de ton accouchement quand ton ventre ressemblera à un vieux Sharpei), on se rend même pas compte que nos jolis doigts de pianistes se transforment en immondes Knacki balls… Je sais pas si les hormones y sont pour quelque chose, mais enceinte, j’assumais mon beau bidon tout rond (les prémices de vergetures, les pieds gonflés, et le double-menton)… Et une fois bébé dehors, les hormones prennent leur baluchon et sans un merci, sans un au revoir se cassent, te laissent seule face à la réalité (tu entends leur rire démoniaque?)… Bernée !!! Dupée !!! 9 mois d’escroquerie pure et dure…

D’ailleurs, à ce propos et pour éviter les mauvaises surprises aux nullipares, j’ai rédigé un précepte à se garder sous le coude au cas où, vous aussi, vos hormones tenteraient une mission leurre !!

Ce qui ne nous aide pas :
– Quand enceinte, nos copines nous disent qu’on a pris QUE du ventre.

Ce qui devrait nous aider :
– Quand les piles de Legging viennent sournoisement se substituer à nos pantalons.

Ce qui nous sert d’excuse :
– “Je dois manger pour deux”.

Ce qui ne nous excuse plus :
– Quand l’obstétricien nous annonce qu’à 9 mois de grossesse on a pris “environ” 20 kg.

Ce qui nous fait déchanter
– Quand 3 mois après l’accouchement on s’habille encore de nos vêtements de grossesse.

Ce qu’on retient :
– Notre homme qui nous dit qu’il nous trouve belle (même avec nos kg en trop).

Ce qu’on oublie :
– Le (deux points, ouvrez les guillemets) : “même avec tes kilos en trop”.

Ce qu’on feint de ne pas comprendre :
– Quand Maman nous glisse discrètement une photo de nous à la plage … AVANT.

Ce qui DOIT nous faire réagir :
– Quand en session shopping, on demande au vendeur, depuis la cabine d’essayage, le même modèle en 38, et qu’il nous lance timidement, “Madame, c’était déjà un 40″…

Ça sent le vécu, hein?!

Et vous, vos kilos en trop? Assumés, maitrisés ou regrettés?

20130602-221847.jpg

ChocoCHOCOLAAAAAAT {Ça jacasse}

20130525-163954.jpg

C’était en janvier 2011, aux alentours de minuit. Je rentrais de l’école, crevée. Après une douche brulante, j’enfile mon pyjama et je file au lit. J’ai surement du me caler devant un énième épisode de Desperate Housewives ou d’Ally MacBeal (bon au final on s’en fout pas vrai?). Bref… Je me couche et j’ai eu envie de chocolat. Une envie compulsive et obsédante. Manipulation de l’esprit ou pas, mais à ce moment là, chaque abdo de Mike Delfino se transformait en mignonnette Côte d’Or dans lesquelles j’aurais bien planté un coup de dent …

Une envie qui m’a fait sortir de ma couette bien chaude, qui m’a fait poser les pieds sur un carrelage glacé, qui m’a fait fouiller mes placards à la recherche d’un reste de tablette Nestlé (toujours portée disparue à ce jour d’ailleurs). Je crois qu’à ce moment là, même un vieux Smarties décoloré/périmé/écrasé n’aurait pas subsisté à mon passage … Malheureusement (heureusement?) pour moi, aucun Smarties à l’horizon… Le vide cacaotique intersidérale !!

C’est comme ça que, ce jour là, à minuit et des cacahuètes (mmmh chocolat/noisette…*bave*) j’ai enfilé mon plus beau peignoir et c’est cheveux-en-bataille- valises-sous-les-yeux que je suis allée frapper à la porte de mes beaux parents à la conquête d’un Ferrero-Rocher (je les avais repérés dans le tiroir du buffet – pas folle la guêpe !). Le rouge aux joues, je suis repartie mon petit ballotin sous le bras… (Merci Mumu :)).

Cette nuit là je me suis goinfrée de chocolat. Je n’ai même pas cherché à comprendre. Je déballais, je dévorais… Tout ça dans un enchainement presque mécanique parfaitement maitrisé (ça fait flipper hein?!) !

Le jour où j’ai vu les deux traits se dessiner sur mon ClearBlue j’ai compris. Même si ça me semblait improbable, si j’attachais plutôt ces grandes théories au mythe qu’au phénomène scientifique, j’ai bien dû l’admettre. J’étais enceinte et j’avais des envies. Moi qui étais plutôt portée sur le salé, je me suis découvert une passion pour les fortes teneurs en cacao. Pour le coup, j’ai remercié mon capital génétique de ne pas avoir d’antécédent diabétique…

Pendant 9 mois mon frigo est devenu le temple de Suchard et Lindt, mes placards un hommage à Brossard. Loin des envies les plus folles et originales, je suis resté assez classique… Mais j’avoue que pour le bien de mes hanches j’aurais préféré être obsédée par du St-Moret Light ou de la Vache qui rit (poke les filles – la poulette et la dinde). Et ouais, le chocolat ça pardonne pas… 22 kg en 9 mois.. Qui dis mieux?

20130525-162949.jpg

Études, boulot, grossesse… on gère comment?

223_115__183404

1er trimestre :

Perfectionniste, volontaire et carriériste mais aussi complètement raide dingue de la petite crevette qui se développe en moi… Je suis partagée entre mes ambitions professionnelles et l’envie de profiter pleinement de ma grossesse. La solution? Le compromis !

– Je quitte désormais l’école à 21h au lieu de minuit. Je fonce chez moi, je me déshabille, je me plante devant le miroir, je gonfle mon ventre tout en me persuadant que je ne le fais pas, et je souris béatement devant mon reflet au bidon gonflé !

– J’évite les 10h supplémentaires par semaine au boulot. À la place je prends le temps de vivre, j’appelle les copines perdues de vue depuis trop longtemps, je flâne à la recherche de LA paire de chaussons trop craquante pour futur bébé, et j’intercale la réunion de validation du dossier de sponsoring entre mon rendez-vous chez la sage-femme et ma séance plénière d’information sur la péridurale.

– Enfin je troque mes canettes de coca contre mon litre d’eau quotidien, et les fast-food du midi contre les salades bio de l’épicier tendance du moment.

2e trimestre :

Je revois mes prétentions à la baisse et négocie le compromis : le télétravail ! Hé oui, la grossesse a ses raisons que l’ambition ignore !!

– Je préfère noyer mon clavier sous des larmes de crocodile loin des yeux inquisiteurs du bureau. Avouez que j’aurais eu l’air maligne en leur reniflant : “m..m..m..mais oui, mais.. Il n’y avait plus d’agrafes dans l’agrafeuse…”

– Et puis, de chez moi, je peux éviter les marathons continuels toilettes-bureau, bureau-toilettes. Quand bébé déménage son intérieur il choisit généralement un coin douillet : la vessie de maman. Bref, “si le cabinet ne vient pas à toi, va à lui”. Solution radicale, j’ai réaménagé mes toilettes en bureau !

– Après avoir rédigé mon mémoire sur les façons de transformer Marseille en ville numérique, je soutiens mon dossier en tentant de garder une attitude professionnelle. S’engage donc un combat entre mes pulsions instinctives de future maman et ma raison. La raison gagne, je décroche mon diplôme avec le titre de major de promotion !

3e trimestre :

Les sentiments prennent le dessus. Je laisse tomber le compromis et tous mes rêves de bâtisseuse d’empires. Au repos forcé (hypotension, contractions utérines, hormones en dents de scie)…Je n’ai plus qu’une priorité, c’est la santé de mon bébé !

– Mon nouveau squat, c’est le canapé … Et je le remercie encore aujourd’hui de nous avoir quitté en héros de guerre… RIP, vaillant fauteuil, ma surcharge pondérale aura eu raison de toi !

– A l’heure où je n’ai plus qu’un lointain souvenir de mes pieds (perdus depuis bien longtemps dans l’ombre de mon nombril…), trouver le moyen d’enfiler mes Tropéziennes devient un challenge quotidien.

– Je deviens professionnelle dans l’art de composer un programme télé personnalisé à partir d’un panel de 10 chaînes toute thématique confondue, et en évitant les pubs SVP….

Bref études, grossesse et boulot ne sont pas incompatibles, bien au contraire, dans les limites de notre capacité à savoir les gérer !

Suivez-nous sur Insta 😉

Ces conseils dont on se passerait bien !

susu
– Tu es sure qu’elle a besoin de sa tétine??
– Tu ne devrais pas prendre l’habitude de bercer ta fille…
– Il pleut, tu vas quand même la promener?

Alors soit mon caractère a tourné au vinaigre soit les hormones ne m’aident pas à prendre sur moi …. Mais ça a le don de me mettre en boule !!!! Non mais sans rire (et sans pleurer d’ailleurs « hormones au plafond, bonjour ! »), qu’est ce que ça peut bien leur faire à tous????

Je dois me justifier sur le fait que ma névrose me pousse irrépressiblement à mettre quelque chose dans la bouche de ma fille de peur qu’une horde de guêpe ne viennent lui chatouiller les amygdales??

Et si j’ai envie de bercer mon bébé et qu’ensuite j’en sois réduite à devoir le faire pendant les 12 prochains mois à venir… et bien TANT-PIS… ce sont mes erreurs, qu’on me les laisse !

Et enfin jusqu’à preuve du contraire nos bébé ne sont pas en sucre… ils ne vont pas fondre à la moindre goutte d’eau… donc en bonne maman organisée on prend le parapluie Hello Kitty, l’imperméable, la doudoune, les bottes cirées, et on va sauter dans les flaques d’eau…

Une maman dans la vingtaine peut encore s’amuser, tout en assurant, avec son sac à langer super tendance et sa poussette High Tech (avec l’habillage anti-pluie SVP) !

Suivez-nous sur Insta 😉