Boulet – nom masculin – désormais féminin (fail du mois)

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Sur une chouette idée de Maman Bavarde (que j’ai eu la chance de rencontrer sur une péniche à Paris) (Promis, j’en reparlerai ;)), je participe à son nouveau rendez-vous bloguesque (roulement de tambour) …. LE FAIL DU MOIS ! Ha, ha ouais, ça me correspond plutôt bien… Sauf que moi je me tape rarement la honte toute seule dans mon coin, généralement ça se passe toujours quand y’a foule et que forcément je me retrouve avec 15 paires d’yeux et de sourires en coin braqués sur mes joues rouges (tu visualises la scène? Attends de lire la suite!)

Je ne parlerai pas de la dernière fois où perchée sur mes talons de 12 je me suis rétamée à l’entrée d’un séminaire pro ou encore de la fois où en sortant de la cabine d’essayage j’ai coincé ma robe dans ma culotte et où j’ai traversé toute la rue St Fé (les marseillaises comprendront) sous les regards moqueurs/inquisiteurs/circonspects des passants (d’ailleurs, sans déconner, personne pouvait me me dire au lieu de rire bêtement? J’ai du attendre de croiser mon reflet (sous le bon angle!!!!!) pour enterrer ma dignité – dégainer mon sens de l’auto-dérision – décoincer tout ça le plus naturellement possible dans un petit pouffement de rire – et repartir l’air de rien (exercice périlleux, croyez-moi!))

Non là je vais parler d’une boulette plus subtile… Du genre pernicieuse (j’étudie actuellement les causes du symptôme.. Je pencherais pour une combinaison irritation/étourderie)

C’était la semaine dernière, pour ma toute première fois chez Pôle Emploi. Trop fière d’arriver avec mon dossier complet (13 dernières fiches de paye, les attestations employeurs, ta carte vitale, le diplôme de ton premier flocon …), j’ai enchainé une heure de rendez-vous pour arriver à la finalité suivante : je suis déchue de mes droits. Bref, soit. On parlemente encore quelque minutes, on essaye de voir si y’a pas moyen de contourner la situation, elle me parle de “suivi de conjoint” je lui réponds “qu’on n’est pas marié”, je sens que je l’exaspère (en même temps, c’est pas de ma faute non plus, si Monsieur ne s’est toujours pas décidé à me sortir de le grand jeu – champagne, restau de luxe, bague dans le fondant –), bref je laisse tomber et je repars avec ma tonne de papier sous le bras (ravie de m’être levée à 6h30 – le seul jour où ma fille a décidé de faire grasse mat – pour rien/nada/que dalle). Je me dirige vers ma voiture, je pose mes papiers sur le toit, j’ouvre, je fourre mon sac sur le siège passager, je sors une cigarette, je cherche un briquet, je retourne la voiture, je trouve, j’allume, je mets ma ceinture, je démarre. Je roule, je croise une voiture, un gentil-monsieur-voulant-faire-son-gentelman me laisse passer, j’accélère, et là …. Qu’elle ne fût pas ma surprise, de voir passer par dessus le pare-brise un dossier et des feuilles, encore des feuilles, et encore. Hem… Ha ouais… Le toit !!!!! Et vas-y que je tire le frein à main, que je bloque la circulation, que je ramasse (une partie) de mes papiers (je dois préciser que le gentil-monsieur-voulant-faire-son-gentelman a roulé dessus? Payes tes jolies traces de pneu sur la prochaine convocation !!)… Et après je me suis JUSTE retapé TOUT le parking en sens inverse pour courire derrière 13 fiches de salaires (les originales hein, bien sur) …

Grand moment de solitude !

Pas mal non?

Tu veux raconter tes boulettes toi aussi? T’oses pas et t’as besoin de lire celles des autres avant? Viens c’est par ici 😉

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Illustration – Oh la belle bleue